vendredi 28 juin 2024

Quartier Coucha de Berrouaghia

 D'après le témoignage de Mr. Belkacem Kassoum MADANI dans son livre : " Le dernier cours" Éditions ANEP 1934/2013, pages 55/56, il parle du quartier de la Coucha, en ces termes, je cite : " Cinq quartiers se disputent la surface du village...El Coucha, du nom de la boulangerie qui avait existé et qui n'est plus..." Fin de citation. 

En vérité, le quartier d'El Coucha, où Coucha ne porte pas le nom d'une ancienne boulangerie, mais bien celle d'un ancien four à chaux, qui n'est plus bien sûr. 

Ce quartier du Coucha va tout le long du boulevard Émir Abdelkader, commençant juste après le magasin de Djebbara où s'arrêtait jadis l'autocar allant à l'est, et jusqu'au carrefour de l' ex.RN 1, que nous appelons Terik Djedida. Là où se trouve aujourd'hui un café, le café Benmeziane, utilisé également comme arrêt de bus ( capsoula autrement dit les capsules jaunes qui font office de transport en commun micro-bus) . 

Derrière la Coucha il y a le stade de Football de Berrouaghia. On peut dire que le stade de foot fait partie du quartier. 










mercredi 26 juin 2024

Le quartier de Draa Sbitar de Berrouaghia

 Le quartier de Draa Sbitar est aussi l'un des plus anciens quartier du village de Berrouaghia. Il existe toujours. Le quartier en question s'était érigé sur une terre de vignobles, il est vaste, s'étendant de l' hôpital à l'ancienne route qui menait vers le sud, et de la rue des frères khelladi au centre ville, au quartier dit DNC. 

Voici un témoignage de Madame où Mademoiselle Hédi CHERCHOUR. Je cite : " Ensuite, ce quartier de Berrouaghia était le quartier des indigènes, la partie au nord de la ville..." Et elle ajoute plus loin : " Des morts sont sous terre, à Draa Sbitar, c'est l'adresse des deux cimetières : Draa Sbitar ", " c'est l'adresse en langue indigène ou des arabes si vous préférez " ou : " La Route de l' Hôpital en langue administrative française." Fin de citation. C'est page 09 de son récit intitulé : " Hôtel de l' univers" Éditions Vanloo , 2023. 


CPA de Berrouaghia bien avant la naissance du quartier de Draa Sbitar. 


Prise de vue du côté Draa Sbitar 
En  1973.


Draa Sbitar années 70/80


Un lieu dit TENNIS, juste à côté de Sidi Djebbar dans le quartier de Draa Sbitar. 






L'hôpital les années 60.





mardi 25 juin 2024

L' Avenue de la République, Berrouaghia

 2°) L' Avenue de la République.


" À la hauteur de la commune-mixte, commençait le village. Devant notre portail, la  grande route du bled se muait en rue principale. Elle desservait d'abord la petite poste, modeste et proprette..." Fin de citation. Voilà comment Suzon PULICANI-VARNIER , décrivait l 'AVENUE PRINCIPALE de Berrouaghia, dans son livre : " l'Algérie des quat'jeudis, où Algérie d'enfance" Éditions de L' Atlanthope 1992, page 93. 

Aujourd'hui cette Avenue se prolonge bien au-delà, et jusqu'à au rond-point reliant l'ex Nationale 1, près de la cité de la CHORFFA, le nouveau quartier. 





CPA de L' ex Commune-mixte, là où commençait le village de Berrouaghia.










Quant à Pierre PICQUART/GARNIER-GRIZOT, toujours dans "Terre de Berrouaghia" il écrit page 12, je cite :" Nous avons successivement passé le parc ombragé de la"Commune-mixte " ...la place du monument aux morts, la maison et le cabinet du docteur Ceccaldi, ... le café de la gare... le bureau des P.T.T. ...le bain maure décoré de ses faïences, ...la pharmacie...la halle aux grains ... Nous fûmes enfin devant la place..."


 





lundi 24 juin 2024

La place publique de Berrouaghia (suite)

 Je cite : " Nous fûmes enfin devant la place de l'église. Ici la route nationale se séparait en deux branches à 90°. " Fin de citation. Écrivait Mr. Pierre Picard/Garnier-Grizot dans son récit " Terre de Berrouaghia" aux Éditions L' Harmattan 2006 à la page 12.






"Au centre du village, se dressaient, face à face, d'un côté la mosquée éclatante de blancheur... et de l'autre côté la structure massive et ramassée de l'église..."   Nous dit Mr. Ali BOUMAHDI dans" Le village des asphodèles " Éditions Robert Laffont 1970, à la page 59. 





La Place Publique de Berrouaghia

 Mr. Belkacem Kassoum MADANI écrit dans son livre " Le Dernier cours" Éditions ANEP 2013 à la page 56 , je cite : " La place était supposée être le"quartier mal famé " que mon père " m 'interdisait de fréquenter " sinon tu seras comme les enfants d'El blassa ( la place)." 


A la même page, il poursuit : " La place abritait le marché couvert, où il y avait les marchands de fruits et légumes et le boucher. " Fin de citation. 





A propos de La Route Nationale numéro Une RN 1, par Berrouaghia. La route en question passait par pendant longtemps par le centre ville de Berrouaghia. C'est seulement vers les années 1950, et quelques accidents mémorables, que fut décidé sa déviation. Nous appelons jusqu'à aujourd'hui, cette nouvelle route RN 1, " T'rik djedida" . 

Mr. Chawki AMARI écrit dans" Nationale 1" aux Éditions Casbah 2007. Je cite :" C'est la brusque descente, la Nationalité 1 quittant les montagnes du Titteri pour atterrir à Berrouaghia..." Fin de citation.



dimanche 23 juin 2024

Le quartier du Centre Ville Berrouaghia

 

Le quartier du Centre Ville à Berrouaghia, se divise en deux parties : La Place Publique, et Le Grand Boulevard (L'avenue De La République). 

1°) La Place Publique.

À l'origine du village de BERROUAGHIA, ce qui comptait c'était uniquement le quadrilatère des rues et boulevards, entourant une place publique, où se trouvait l'église ( elle n'y est plus aujourd'hui ). 

Sur le plan initial datant des années 1870, nous avions la Route d'alger à Ghardaia, qui deviendra plus tard La Route Nationale numéro Une (R.N 1), qui traverse la petite partie de bas du plan de ce quadrilatère, longeant la place, l'ex. gendarmerie et l'ex. maison cantonnière au coin. En tournant, on longent cette fois-ci, le Boulevard de la Gendarmerie, qui relie à son tour, le Boulevard du Sud, puis le Boulevard de L'Est, pour revenir à la RN 1 par le Boulevard du Lavoir. À l'intérieur du quadrilatère s'étale la place publique, avec l'ex église et sa Rue d'est en ouest, traversée par les deux autres rues; celle de la Mairie, du côté est et celle des Abidjan du côté ouest. 












mardi 18 juin 2024

Draa Souk à Berrouaghia ( suite et fin)

Poursuivant son récit Mr. MADANI, ajoute ceci à propos du Souk. Je cite : " Ce jour-là les habitants des campagnes environnantes et les paysans, des petits fellahs et des ouvriers agricoles saisonniers déferlaient sur le village pour faire leurs emplettes de la semaine. " ( " Le dernier cours " page 73). 


Berrouaghia


Description du quartier : Le quartier en question de Draa Souk à Berrouaghia, est en forme de triangle, dont la pointe côtoie à l'ouest, l'ex route nationale une se terminant à la lisière du carrefour des routes Est/Ouest, Nord/Sud. 
Le triangle formant ce quartier est en vérité une crête rocheuse, dont le flanc de l'adret était jadis, jusqu'aux années 1980, ...consacré au marché hebdomadaire du mercredi; Le SOUK.  Tout autour de ce versant, se trouvait une clôture assez imposante de barres de fer, terminés en pointes enchâssées dans un dispositif de grosses barres de fer.  L'enclos du Souk disposait de deux portes ; la première se trouvait juste à l'entrée de la ruelle entre le souk et la mosquée actuelle. Le long de cette porte, se tenait le MEKESS, c'est-à-dire le percepteur, et où s'agglutinait tout un monde de vendeurs de céréales, et leurs tamiseuses de graines et rouleuses de couscous. De vielles femmes, tout avachis, se tenaient là, près des sacs, a l'ombre de ces hommes en burnous blanc, tenant leurs tamis où leurs ghassâttess à disposition des éventuels acheteurs de blé où d'orge... Elles recevaient leurs rétributions après avoir bien tamiser ces graines poussiéreuses, où rouler le couscous. 
En face, à l'entrée de la porte, les vendeurs des produits de l'Alfa, et produits de la vannerie, tentaient leurs étalages. Celà allait du simple cordon en Alfa, où du simple evantail aux Chouari ( très gros panier à double bâts que l'on mettait sur le dos des ânes et mules pour porter ces provisions) , en passant par les fameuses H'essira (tapis en alfa)

Un peu plus loin, en flanc de colline, il y avait une baraque,  où une sorte de préau sans murs, juste le toit en tolle ondulée de zinc, avec des crochets tout autour sur les madriers, celà servait pour disposer les quartiers de viande destinés à la vente. 
En haut de cette petite colline, se trouvait à droite, une tente café-restaurant-boui-boui en toile gris souris, avec quelques bancs bancales autour. Les paysans venaient discutaier affaires en buvant un thé chergui , où en mangeant un morceau.
À gauche, se tenaient les vendeurs de bestiaux avec ânes mulets, et cheveux attachés aux arbres, leurs vaches et veaux pâturant à côté. 
En bas, du côté de la seconde porte, il y avait l'abreuvoir, autour duquel les medahs ( aède local) entouré de curieux, racontaient les innombrables contes, mythes et récits de nos héros. 
Il y avait là, également quelques tentes de la même couleur que celle du café ambulant de tout à l'heure. C'étaient celles des arracheurs de dents et autres chirurgiens du Hidjama, avec leurs ustensiles en fer tout cabossés. Les vendeurs de pommade et touffes d'herbes... de "doua arabe" ( littéralement médicaments arabes)
La seconde porte, se trouvait elle, entre l'ex Halle aux grains ( L'ex Souk el Fellah , elle existe toujours)...et la pharmacie centrale, actuellement. Là où aujourd'hui, il y a un passage de rue, il y avait la porte bien gardée, elle aussi par les commis précepteurs. Les saouaka ( c'est-à-dire les personnes qui viennent pour le souk, les clients) l'empreintaient pour sortir du SOUK.
Voilà pour l'enclos du Souk. 

De l'autre versant de cette même petite colline se trouvent les habitations de Draa Souk à proprement parler, en forme de petite casbah, car les maisons sont enchevêtrés les unes aux autres. En y accède à ce quartier d'habitation par un escalier, assez original, à l'autre coin de la mosquée. L'escalier était fait de briques rouge, avec comme originalité des marches larges et des marches étroites d'alternant ainsi l'une sur l'autre.




Le quartier de Draa Souk, côté habitation est constitué d'une grande rue, celle en bas, parallèle à la Rue Émir Abdelkader. Elle rejoint l'autre ruelle assez chaotique et étroite de la rue anciennement dite, Rue du Mufti. Ces deux rues sont entrecoupées au milieu par une série d'impasse, plus où moins visibles. 
Le côté nord du quartier est bordé aujourd'hui par une route, jadis il y avait des terres agricoles, longeant un terrain de football. 




















Hommage à Hammam Rabah

Un tableau de Hab le hibou artiste peintre, en hommage à Hammam Rabah Berrouaghia, aujourd'hui en décrépitude.